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LA GRANDE GUERRE
1914-1918
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SECONDE GUERRE MONDIALE
 
La Libération d'Aulnoy
 

Aprés quatre longues années d'occupation et d'oppression allemande, le samedi 2 septembre 1944 dans l'après-midi vers 17 h 15 quelques véhicules préfigurant l'arrivée imminente du gros des troupes américaines entrent et traversent le village venant du Cateau et se dirigeant vers Valenciennes. La rumeur enfle aussitôt : "Ils sont arrivés" et tout le long de la route nationale c'est une explosion de joie des riverains bientôt rejoints par les habitants du centre qui grimpent le pont d'Aulnoy pour aller acclamer les libérateurs.
Malheureusement ce n'en était pas fini de l'armée ennemie et le sang va encore couler. Comme partout ailleurs dans notre région quelques éléments en fuite et dispersés sur les arrières de l'avant-garde américaine réinvestissent le village. Vers 19h 30 des patriotes à vélo passent criant : "Enlevez vos drapeaux, un groupe d'allemands va arriver ! "Les F.F.I avaient raison. Quelques instants plus tard survient une colonne, en tête de laquelle roule un char "Tigre".

A l'intersection de la ruelle Pétoux, et du chemin de Bohain à Valenciennes (Pierre Cuvelier et Avenue de la Libération), un civil peut-être F.F.I, d'un geste insensé avait fait feu sur les soldats allemands. C'est alors pour les Aulnésiens une fuite éperdue. Il faut courir et se dissimuler au regards des tireurs. Quelques-uns dans leur fuite tomberont blessés rue René Mirland. Les équipage ont-ils peur ? Suivent-ils des ordres ? Alors il tirent et mitraillent. La première victime est un représentant de 45 ans domicilié à Valenciennes : Edmond Charles Antoine LEJEUNE qui tombe foudroyé Place de l'Eglise, il était 19 h 30. Un des véhicules ennemis remonte la rue de Préseau en y entaillant une façade.

Plus haut sur la route du Cateau, les véhicules stoppent à hauteur de la propriété de M. BOET, chemisier. Immédiatement les allemands mettent toutes leurs armes en action, mitraillent les portes et les fenêtres des maisons avoisinantes. Les servants du char tirent trois coups de canon. Les autres se précipitent sur la porte de l'habitation de M. BOET et tentent de l'enfoncer. Heureusement la serrure résiste. C'est à la solidité de cette dernière que ce M. BOET doit, à n'en pas douter, la vie. Enervés et dépités, les allemands se ruent sur les demeures situées en face et commencent par jeter des grenades derrière les fenêtres, puis passant par une porte cochère qu'ils ont pu ouvrir, pénétrent dans l'habitation louée par un cafetier valenciennois sinistré rue de Paris, M. LAURENT. Ce dernier à l'arrivée des ennemis voulut fuir. Il était, hélas trop tard ! il est abattu d'une rafale de mitraillette dans le dos. Pendant ce temps, quatre automitrailleuses descendent le Pont d'Aulnoy, mitraillent les alentours, pour se prémunir des F.F.I.


 
 
 
Raymond LAURENT
(1896-1944)

Deux résistants aulnésiens sont fusillés à Famars, route de Bermerain. Il s'agit de Gérard Gabriel HUET, un célibataire de 42 ans et Liénard Klébert MATTA des Forces Françaises de l'Intérieur, un tout jeune marié de 22 ans. Il était 18 h 30.

 
 

Gérard HUET (1902-1944)
Cimetière d'Aulnoy et Plaque commémorative à Marly

 

 
 

Liénard Klébert MATTA (1922-1944) - Cimetière d'Aulnoy



Pendant ce temps, d'autres soldats ivres de rage entrent chez un usinier du nord-est, très estimé dans la localité : Monsieur Robert MICHAUX, marié et père d'un enfant. Là, se trouve également son beau-frère, Monsieur Léon LELEU de Saultain venu rendre visite à sa soeur. Les deux hommes sont emmenés de force et pris en otage. Les allemands mettent le feu à la maison, feu qui put être circonscrit. Vers 20h 00, à Artres Rue Gambetta, Robert MICHAUX et Léon LELEU sont fusillés après avoir été torturés.

 
 
 
Robert MICHAUX (1908-1944) - Cimetière de Préseau et Monument Rue Gambetta à Artres
 
 

Crédits : M. Pierre MALAQUIN et Jean Pierre DUSART de l'association JEM Aulnoy,
M et Mme Françis LEFEBVRE-LAURENT petits-enfants de Raymond LAURENT,
Mme DEROUCK -MICHAUX, petite-fille de Robert MICHAUX.

1er BULLETIN MUNICIPAL DE 1967

AULNOY-LEZ-VALENCIENNES
 
Voir tous les bulletins municipaux

  En 1967 apparaît à Aulnoy le premier bulletin municipal.
Le maire, cette année-là était Emile VAILLANT.
Une écriture simple et directe compose son éditorial en première page. Pour les autres articles rédigés par les adjoints Messieurs LELONG, MARCHAND, BROCAIL, ils vont s'exprimer de la même manière sans oublier d'y ajouter une petite touche politique. Pour ce qui est des permanences, Monsieur le maire, retraité, est à la disposition de tous ses administrés, ses adjoints ne le sont que pour une heure, mais ils ont de par ailleurs très investis dans leur travail et Monsieur MEYER, secrétaire de mairie consacre une petite place à l'Histoire du village.
Avec le changement de municipalité en 1972, une deuxième série de bulletins municipaux est publiée. On trouvera à l'intérieur l' éditorial du maire de l'époque Jules CHEVALIER brossant un panorama général de la commune. Son premier adjoint, Paul LELONG, faisait un point sur les travaux et les finances. Quelques personnalités communales, conseillers délégués, présidents  associatifs exprimaient également leurs ressentis. Quelques photographies en noir et blanc de médiocre qualité venaient égayer une présentation un peu morne. Des renseignements administratifs ou horaires de cars très utiles  complétaient le tableau.
Presque toutes les pages comportaient des encarts publicitaires et nombre d'entre eux étaient réservés à des artisans et commerçants aulnésiens aujourd'hui disparus sauf l'un d'entre eux : les établissements DESOIL.
C'est ainsi qu'on décomptera en 1971-1972 cinq boucheries à Aulnoy : Jean COLPIN, 1 Place du Monument ; A. FOUGNIES, 28 Chemin des Bourgeois ; Emile MINEUR, Rue de Feleine ; Georges HOLIN, 48 Rue René Mirland ; la Coopérative LE PROGRES, 2 Rue Henri Turlet.
Deux boulangeries : F. LEMPEREUR, 50 Rue Jean Jaurés  et cette même Coopérative LE PROGRES. Ces quelques documents sont représentatifs de l'époque, car Aulnoy va grandir et passer en quelques années de 2800 à près de 9000 habitants.

 
La famille MOREL Henri et LIBERT Marie Joseph vers 1895
Crédit Guy MOREL

 
MOREL Henri  1840-1935 - Photomontage
Crédit Guy MOREL

 
 
La cascade de Quélipont

 
Randonnée à Sebourg

 

1946 ou 1947 - Crédit et identification : Madame Paulette NEF
    Gergette HARDUIN Josette BERNARD Gilberte DELFOSSE Edmonde LECOMPTE Ginette MINEUR Paulette ANDRE Jacqueline STORDEUR ?    
  Liliane GREGOIRE Jacqueline DELFOSSE Herminie SAXE ? MOYAUX Rachel DUMALIN Ferdinande PETIT Raymonde DESPINOY Georgette HOLIN Ginette ANDRE Andrée MOREL Paulette NEF
Thérèse NAYLOR Michèle ANDRE Gisèle DESPINOY Denise MICHAUX Josette MAILLARD Ginette LEDROLE Andrée MOREL Thérèse MOYAUX Germaine CORDIER Geneviève PUISSANT Annie HOTTELARD Bernadette DESCAMPS

 

Aulnoy, quoique très près de la ville, fut longtemps un village rural et métallurgique qui faisait travailler ses hommes. Mais ce petit village possédait avant 1906 un atelier fondé par Louis GOUBET et son épouse Aménie CELLIER native d'Aulnoy. Cet atelier faisait travailler les épouses et jeunes filles du village.
Depuis de longue date, on y travaillait le mouchoir. Trente deux ouvrières en tout confectionnaient des mouchoirs, d’autres faisaient des ourlets, tandis que certaines ouvrières étaient spécialisées dans le mouchoir rouloté. Tout en gardant le travail à façon des mouchoirs, cet atelier s’est transformé et il est devenu la manufacture Louis GOUBET pour la fabrication du linge de maison (parures de lit, de berceau, linge de table). Un représentant parcourait la France pour recueillir les commandes. L’établissement travaillait également pour des grandes maisons de blanc de Paris.
Pour répondre à ces commandes, beaucoup d’ouvrières ont été employées ; il y avait des coupeuses, des tireuses de fil, des ouvrières sur machine, des repasseuses, des personnes pour la préparation des colis et leur expédition. Aménie CELLIER employait également des ouvrières à domicile pour les broderies et finitions.
C’était une véritable ruche qui a fait travailler pendant de longues années le monde féminin. Dans l’atelier il y avait de la joie et aux chansons reprises en choeur se mêlaient le ronronnement des machines. Il a fallu la guerre en 1939 pour que tout s’arrête… Louis GOUBET meurt à Aulnoy en 1947, il avait alors 71 ans. Son épouse le suit en 1948.
Tiré des textes de Mesdames † Andréa CROIX, † Maria BATILLOT et Jean Pierre DUSART.

 
La place d'Aulnoy dans les années 1950

 

Cette publication de près de 200 pages est le fruit chronologique de plus de dix années de recherches aux Archives de Lille et de Valenciennes. J’ai souhaité mettre l’ensemble de ces documents sans les dénaturer à la portée des aulnésiens afin qu’ils se les approprient.
En préambule ce qu’a écrit le baron de BÉTHUNE-SULLY à propos de notre village. Viendront les dénombrements et recensements qui permettent de constater l’évolution démographique et topographique du village. Vous y lirez d’ailleurs peut-être votre patronyme. Ensuite les impôts dont les plus anciens conservés datent de 1604 montrent bien les facultés contributives de nos lointains ancêtres. Quelques contrats, tels que mariages, ventes, testaments, d’autres écrits tels qu’inventaires et mémoires viendront apporter une touche humaine.
Le cartulaire des rentes foncières de l’année 1699 nous aide à apprécier et comparer les richesses des Aulnésiens, des bourgeois de Valenciennes, du seigneur d’Aulnoy, de ceux des alentours et des organismes religieux. Des plans aquarellés de la seigneurie d’Aulnoy figurent à l’intérieur de la publication. Ils vont nous permettre de situer précisément la cense du seigneur et le moulin. A l’aube de la révolution, on sent bien poindre à Aulnoy comme partout ailleurs les ferments d’une nouvelle époque.
Les documents respectent l’orthographe et la syntaxe de l’époque. Les mots qui n'ont pu être interprétés sont représentés par un astérisque entre parenthèses.

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Les lauréates du Certificat d'Études en 1918
La guerre n'est pas terminée, pourtant elles paraissent bien sérieuses et appliquées ces petites jeunes filles. Reposant sur leurs écours les prix d'excellence déterminent probablement la plus studieuse d'entre-elles. Elles ne sont pas toutes originaires d'Aulnoy, la première debout sur la gauche de la photographie se nomme Thérèse DUCRON, la plus grande à son coté c'est Adrienne CHOPIN, puis Yvonne PERDERISET et Emilia DIME. Assises de gauche à droite, Marcelle MOREL, Elodie DEMISELLE, Angèle CITERNE et Maria ANDRE. Que sont elles devenues ? Thérèse, Adrienne et Yvonne ne sont pas toutes d'Aulnoy. Yvonne PERDERISET, originaire de Cambrai, deviendra institutrice dans son village et demeurera célibataire jusqu'à son décès en 1993. Emilia Alphonsine Augusta DIME est née à Aulnoy le 14 septembre 1905, de Emile André DIME, carrossier installé Rue Palette et Léonie Alixe COUVENT ; elle a épousé Georges François DREUMONT en 1926 et est décédée à Valenciennes le 10 juin 1944 ; Marcelle Céleste MOREL serait née le 3 avril 1905 à Aulnoy d'un père, Henri qui est machiniste, et d'Adeline MICHAUX de Bruay sur l'Escaut ; elle a épousé en 1939 à Saint Gilles lez Bruxelles Arthur Jean Joseph Félicien DAUTRE-BANDE et est décédée le 21 novembre 1989 à Watermael-Boitsfort (Belgique). Elodie DEMISELLE a vu le jour à Aulnoy le 19 août 1905, est la fille d'Alfred, employé de commerce et de Maria MAILLARD ; au moment ou est prise la photographie son père se trouve prisonnier. Elodie a épousé à Aulnoy en 1926 Henri Louis Philippe THOMAS et décède à Valenciennes le 8 mars 1986. Angèle CITERNE est née à Aulnoy le 5 février 1906, c'est la fille de Charles Alfred Louis CITERNE et de Noël Elie PORTIER, tante de la créditrice de cette photographie, Madame Sophie PEYNE ; elle est décédée à Valenciennes le 26 juin 1985. Maria (H)ANDRE née à Aulnoy le 18 décembre1905, de François et Maria EVRARD, a épousé César STORDEUR en 1929. Elle est décédée à Aulnoy le 11 février 1955.

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MOREL Ernest    1884-1975

ACCES  AUX  MILITAIRES

 

L'Aulnésienne 2018

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LACOSTE Auguste    1885-1918

ACCES  AUX  MILITAIRES
 

 
 

Des Aulnésiens ont le bonheur de posséder dans un tiroir ou une boîte quelques cartes postales du village. Mais bien peu, et même aucun n'a une collection complète et jamais il n'a existé de catalogue. Nous n'avons certes pas la prétention de présenter une iconographie entière des cartes postales publiées sur Aulnoy, cependant nous estimons être très proches de la compilation intégrale et parfaite que nous avons peut-être atteinte.

Cette troisième publication d'une soixantaine de pages est organisée autour de 60 cartes postales toutes issues des collections de Dominique DUSART et de Jean Pierre DUSART.

╚═  Troisième publication  ═╝


 

L'Aulnésienne 2017

 
Le Moulin d'Aulnoy
par Louis CELLIER

 

 
Notre prochaine publication
De Herbignies à Valenciennes en passant par Famars et son magnifique moulin de Saméon, ils ont brassé l'eau de la Rhonelle et de ses affluents pendant des centaines d'années. Ils ont été la propriété presque exclusive des seigneurs et de l'église jusqu'à ce que en changeant de mains, la révolution en fasse exploser le nombre. Au milieu du 19ème siècle, pour le bassin de la Rhonelle ils étaient vingt-sept : à blé, à huile, à peaux, à tabac, etc. Qui peut imaginer notre modeste Rhonelle et ses affluents faire tourner tant de meules. A travers les archives municipales, départementales, des témoignages de familles meunières et une splendide iconographie, l'association Jadis et Maintenant à Aulnoy est allée à la recherche des "Moulins sur la Rhonelle"!

Le premier tome sera en souscription cette année 2019. Il s'agit des 16 moulins sur la Rhonelle et ses afluents coté Avesnois : de Sepmeries à Villereau.
 

 

┌  Voir la remise du livre "AULNOY et ses enfants dans la Grande Guerre".  ┐


Jadis et Maintenant à AULNOY - Jean-Pierre DUSART Siège social Médiathèque François RABELAIS, rue Saint Juste à AULNOY-LEZ-VALENCIENNES
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