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LA  LIBÉRATION  D'AULNOY
 
Aprés quatre longues années d'occupation et d'oppression allemande, le samedi 2 septembre 1944 dans l'après-midi vers 17 h 15 quelques véhicules préfigurant l'arrivée imminente du gros des troupes américaines entrent et traversent le village venant du Cateau et se dirigeant vers Valenciennes. La rumeur enfle aussitôt : "Ils sont arrivés" et tout le long de la route nationale c'est une explosion de joie des riverains bientôt rejoints par les habitants du centre qui grimpent le pont d'Aulnoy pour aller acclamer les libérateurs.
Malheureusement ce n'en était pas fini de l'armée ennemie et le sang va encore couler. Comme partout ailleurs dans notre région quelques éléments en fuite et dispersés sur les arrières de l'avant-garde américaine réinvestissent le village. Vers 19h 30 des patriotes à vélo passent criant : "Enlevez vos drapeaux, un groupe d'allemands va arriver ! "Les F.F.I avaient raison. Quelques instants plus tard survient une colonne, en tête de laquelle roule un char "Tigre".
A l'intersection de la ruelle Pétoux, et du chemin de Bohain à Valenciennes (Pierre Cuvelier et Avenue de la Libération), un civil peut-être F.F.I, d'un geste insensé avait fait feu sur les soldats allemands. C'est alors pour les Aulnésiens une fuite éperdue. Il faut courir et se dissimuler au regards des tireurs. Quelques-uns dans leur fuite tomberont blessés rue René Mirland. Les équipage ont-ils peur ? Suivent-ils des ordres ? Alors il tirent et mitraillent. La première victime est un représentant de 45 ans domicilié à Valenciennes : Edmond Charles Antoine LEJEUNE qui tombe foudroyé Place de l'Eglise, il était 19 h 30. Un des véhicules ennemis remonte la rue de Préseau en y entaillant une façade.
Plus haut sur la route du Cateau, les véhicules stoppent à hauteur de la propriété de M. BOET, chemisier. Immédiatement les allemands mettent toutes leurs armes en action, mitraillent les portes et les fenêtres des maisons avoisinantes. Les servants du char tirent trois coups de canon. Les autres se précipitent sur la porte de l'habitation de M. BOET et tentent de l'enfoncer. Heureusement la serrure résiste. C'est à la solidité de cette dernière que ce M. BOET doit, à n'en pas douter, la vie. Enervés et dépités, les allemands se ruent sur les demeures situées en face et commencent par jeter des grenades derrière les fenêtres, puis passant par une porte cochère qu'ils ont pu ouvrir, pénétrent dans l'habitation louée par un cafetier valenciennois sinistré rue de Paris, M. LAURENT. Ce dernier à l'arrivée des ennemis voulut fuir. Il était, hélas trop tard ! il est abattu d'une rafale de mitraillette dans le dos. Pendant ce temps, quatre automitrailleuses descendent le Pont d'Aulnoy, mitraillent les alentours, pour se prémunir des F.F.I.

 
 

Raymond LAURENT (1896-1944)

Deux résistants aulnésiens sont fusillés à Famars, route de Bermerain. Il s'agit de Gérard Gabriel HUET, un célibataire de 42 ans et Liénard Klébert MATTA des Forces Françaises de l'Intérieur, un tout jeune marié de 22 ans. Il était 18 h 30.

 
 

Gérard HUET (1902-1944)
Cimetière d'Aulnoy et Plaque commémorative à Marly

 

 
 

Liénard Klébert MATTA (1922-1944) - Cimetière d'Aulnoy



Pendant ce temps, d'autres soldats ivres de rage entrent chez un usinier du nord-est, très estimé dans la localité : Monsieur Robert MICHAUX, marié et père d'un enfant. Là, se trouve également son beau-frère, Monsieur Léon LELEU de Saultain venu rendre visite à sa soeur. Les deux hommes sont emmenés de force et pris en otage. Les allemands mettent le feu à la maison, feu qui put être circonscrit. Vers 20h 00, à Artres Rue Gambetta, Robert MICHAUX et Léon LELEU sont fusillés après avoir été torturés.

 

 
 
Robert MICHAUX (1908-1944) - Cimetière de Préseau et Monument Rue Gambetta à Artres
 
 
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